La zone optimale est de 2 à 4 push marketing par mois pour un commerce de proximité. Au-delà de 6 push/mois, le taux de désactivation augmente de 48 %. En dessous d’un push par mois, vous devenez invisible. Voici les cadences types par secteur et les règles CNIL à respecter.
Envoyer trop de push, c’est appeler ses clients trois fois par jour : au bout d’une semaine, ils décrochent. Définitivement. Envoyer trop peu, c’est devenir invisible entre deux visites et laisser la place à la concurrence. La fréquence des notifications push est l’une des décisions les plus importantes d’une stratégie de fidélisation, et c’est aussi l’une des plus négligées. La bonne nouvelle : les données sont claires, et les règles à suivre sont simples.
La zone optimale : 2 à 4 push marketing par mois
Les benchmarks Airship 2024 et OneSignal 2023 convergent vers la même fourchette : 2 à 4 push marketing par mois pour le commerce de proximité. En dessous, l’impact est faible. Au-dessus de 6, le taux de désactivation augmente de 48 % par rapport à la cadence de 2 push/mois.
Les chiffres sont nets. Selon CleverTap Benchmark 2023, au-delà de 6 push marketing par mois, le taux d’opt-out (désactivation des notifications) augmente de 48 % par rapport à une cadence de 2 push/mois. Au-delà de 10 push/mois, jusqu’à 60 % de la base peut désactiver les notifications en 3 mois. Ces clients sont perdus de manière permanente : une fois les notifications désactivées, il est impossible de les réactiver sans que le client fasse lui-même la démarche dans ses réglages.
À l’inverse, un seul push par mois ou moins ne suffit pas à créer l’habitude et la relation de proximité que permet le canal push. Les clients oublient votre commerce entre les visites.
La zone optimale pour la majorité des commerces de proximité est donc :
- Minimum : 1 push marketing par mois (plancher de visibilité)
- Idéal : 2 push marketing par mois pour les commerces à faible fréquence d’achat (coiffeur, restaurant spécial occasion)
- Maximum recommandé : 4 push marketing par mois pour les commerces à forte fréquence (boulangerie, épicerie, café)
- Limite absolue : 6 push marketing par mois, uniquement en période haute (fêtes, soldes)
Ces chiffres s’appliquent uniquement aux push marketing manuels – les push automatiques liés aux actions des clients (tampons, rappels, géolocalisation) ne rentrent pas dans ce comptage.
Push automatiques et push manuels : deux comptages séparés
Les push transactionnels (validation de tampon, rappel de visite, récompense complète) sont liés à une action du client et ne sont pas perçus comme du spam. Ils ne comptent pas dans la fréquence marketing. Un client peut recevoir un push automatique par visite sans nuisance perçue.
Une confusion fréquente chez les commerçants qui débutent avec les push : compter tous les push comme marketing. Or, Revient distingue structurellement deux types de notifications.
Push automatiques (transactionnels) – ils ne comptent pas dans la cadence marketing :
- Push de bienvenue : envoyé une seule fois, à l’installation de la carte
- Push de validation de tampon : déclenché à chaque visite du client, automatiquement
- Push de rappel de visite : X jours après la dernière transaction (configurable : 7, 14, 21 ou 30 jours)
- Push de récompense : quand la carte est complète (tampon plein ou seuil de points atteint)
- Push géolocalisé : déclenché par la présence du client à moins de 100 m, pas par une action du commerçant
Ces push transactionnels sont tolérés et même appréciés parce qu’ils sont contextuels : ils confirment une action que le client vient de faire, ou ils répondent à un comportement réel (inactivité, passage géographique). Un client qui visite votre restaurant deux fois par semaine recevra deux push de validation de tampon par semaine sans jamais les percevoir comme intrusifs, parce qu’ils accompagnent son achat.
Push marketing manuels – soumis à la cadence recommandée :
- Envois à toute la base ou à un segment depuis l’interface Revient
- Annonce de promotion, offre du jour, événement, nouveauté
- C’est dans cette catégorie que la fréquence de 2 à 4/mois s’applique
Un commerçant qui envoie 2 push marketing par mois plus les push transactionnels au fil des visites est dans une stratégie saine et équilibrée.
Les meilleurs jours et heures d’envoi
Pour le commerce local français, les créneaux les plus efficaces sont le mardi au jeudi entre 11h30 et 12h (décision du déjeuner) et entre 17h et 18h30 (décision pour la soirée). Le lundi est associé à la charge de travail, le vendredi aux plans déjà faits. Après 20h et avant 8h : interdit.
Le timing d’un push influence directement son taux d’ouverture. Un push envoyé au bon moment, c’est jusqu’à +40 % d’ouvertures par rapport à un envoi à une heure aléatoire, selon les benchmarks Airship secteur retail France.
Les créneaux recommandés :
| Créneau | Pertinence | Meilleur pour |
|---|---|---|
| 11h30 – 12h00 | Très haute | Restaurant, boulangerie, traiteur, café |
| 17h00 – 18h30 | Très haute | Tous commerces (sortie du travail, décision soirée) |
| 9h00 – 10h00 | Moyenne | Coiffeur, institut (prise de RDV matin) |
| 20h00 – 22h00 | Déconseillé | Perçu comme intrusif, opt-out plus élevé |
| 22h00 – 8h00 | A éviter absolument | Notification perçue comme agressive |
Concernant les jours de la semaine, les benchmarks pour le commerce de proximité français montrent :
- Mardi, mercredi, jeudi : les meilleurs jours d’envoi
- Lundi : associé à la charge de travail, taux d’ouverture plus faible
- Vendredi : les plans de soirée sont souvent déjà faits – moins efficace sauf pour les commerces de week-end
- Week-end : variable selon le secteur. La boulangerie performe bien le samedi matin ; le restaurant peut performer le vendredi soir pour un push « table disponible ce soir »
L’avantage de Revient : vous pouvez planifier vos push à l’avance. Rédigez le push du jeudi midi le mercredi soir, programmez l’envoi à 11h45, et le tour est joué sans y penser le lendemain.
Ce que dit la CNIL sur les push marketing
La CNIL ne fixe pas de nombre maximum de push par mois, mais elle rappelle le principe de minimisation : n’envoyer que ce qui est utile et attendu. L’opt-in est obligatoire. Pour les passes Wallet, l’installation de la carte vaut acceptation, à condition que les CGU le mentionnent clairement.
Les push marketing sont soumis au RGPD et à la loi LCEN en France. Ce que cela implique concrètement pour un commerçant.
Ce qui est obligatoire :
- Un consentement actif préalable à tout push marketing. Pour les passes Wallet Revient, ce consentement est obtenu au moment de l’installation de la carte, via les CGU du pass
- L’information de l’usage des push dans la politique de confidentialité du commerce (même simplifiée)
- La possibilité pour le client de désactiver les notifications à tout moment, depuis ses réglages wallet ou OS
Ce que la CNIL ne fixe pas :
- Pas de nombre maximum légal de push par mois
- Pas de sanction spécifique pour « trop de push » si le consentement initial est valide
Ce que la CNIL rappelle (principe de minimisation) :
- N’envoyer que ce qui est « utile et attendu » par le destinataire
- Ne pas envoyer de push à des clients qui ne sont plus actifs depuis plus d’un an (base nettoyée régulièrement)
- Tenir à jour un registre de traitement des données incluant les push
En pratique, suivre la cadence recommandée (2 à 4 push/mois, contenu pertinent) vous place naturellement dans le respect de l’esprit du RGPD. Le risque CNIL est surtout lié au défaut d’opt-in documenté, pas à une fréquence excessive.
Cadences types par secteur
Chaque secteur a ses propres rythmes d’achat et ses propres attentes clients. La cadence idéale d’un restaurant n’est pas celle d’un coiffeur. Voici deux modèles mensuels complets adaptés aux secteurs les plus courants du commerce de proximité.
Modèle mensuel – Restaurant (520 cartes actives)
- Semaine 1 : push marketing « Menu spécial de saison » (mercredi 12h)
- Semaine 2 : pas de push marketing – les push transactionnels (tampons) tournent seuls
- Semaine 3 : push marketing « Soirée événement vendredi » (mercredi 17h)
- Semaine 4 : pas de push marketing
- Total : 2 push marketing + push transactionnels au fil des visites
Pour ce restaurant, les clients actifs (qui viennent 2-3 fois/mois) reçoivent en tout : 2 push marketing + 2-3 push de validation de tampon + éventuellement un push géolocalisé. Soit 5 à 6 notifications par mois au maximum, sur des clients engagés qui connaissent et apprécient le restaurant. Aucun signe d’intrusion.
Modèle mensuel – Boulangerie (340 cartes actives)
- Chaque jeudi midi : push marketing « Spécialité du week-end » (1 par semaine = 4 par mois)
- Chaque matin (7h30-8h) : push géolocalisé automatique quand un client passe à 80 m (pas comptabilisé dans le manuel)
- J+21 sans visite : push de rappel automatique pour les clients inactifs
- Total push marketing manuels : 4 par mois (haute fréquence justifiée par la fréquence d’achat quotidienne ou hebdomadaire)
La boulangerie peut se permettre 4 push/mois car le rythme naturel de visite est hebdomadaire. Ses clients s’attendent à des nouvelles régulières. Pour un coiffeur (visite toutes les 6 semaines), 1 à 2 push/mois suffisent.
Modèle mensuel – Salon de coiffure (280 cartes actives)
- 1 push marketing en début de mois : offre ou nouveauté du mois (ex : « Soin kératine en mai, -20 % »)
- Push automatique à J+42 sans visite : rappel de coupe (fréquence naturelle : 6 semaines)
- Push transactionnel après chaque visite : confirmation de tampon ajouté
- Total push marketing manuels : 1 par mois (cadence basse, mais pertinente pour la fréquence d’achat)
Saisonnalité : quand augmenter la fréquence
Pendant les périodes de fêtes (Noël, Saint-Valentin, fête des Mères, rentrée scolaire), une augmentation temporaire de 1 à 2 push supplémentaires est tolérée par les clients. La clé : que ces push ponctuels soient clairement liés à l’événement et proposent une offre concrète.
La cadence recommandée de 2 à 4 push/mois n’est pas rigide. Elle s’adapte aux moments forts du calendrier commercial.
Périodes où augmenter la fréquence est justifié :
- Décembre (Noël) : jusqu’à 4 push supplémentaires sur le mois (1/semaine thématisé Noël)
- Février (Saint-Valentin) : 1 à 2 push supplémentaires la semaine précédant le 14
- Mai (fête des Mères) : 1 à 2 push supplémentaires la semaine du dernier dimanche de mai
- Janvier (soldes) : 1 push d’ouverture des soldes + 1 push de rappel mi-soldes
- Rentrée scolaire (septembre) : pertinent pour les commerces liés aux familles
Règle à respecter même pendant les périodes hautes : ne jamais envoyer deux push marketing à moins de 72 heures d’intervalle. Si vous augmentez en décembre, espacez les envois sur les 4 semaines du mois plutôt que de les concentrer sur la semaine du 15.
Une bijouterie qui avait envoyé 10 push en décembre (1 tous les 3 jours) a vu sa base passer de 280 à 160 porteurs actifs en janvier. La récupération de ces 120 clients est impossible sans une action de leur part dans leurs réglages. L’année suivante, 4 push en décembre (1/semaine) ont maintenu la base à 275 porteurs avec un CA de décembre en hausse de 18 %.
3 signaux qui indiquent que vous envoyez trop
Le taux d’opt-out post-envoi est le principal indicateur de surchauffe. Une norme saine est inférieure à 2 % d’opt-outs dans les 48 heures suivant un push. Au-delà de 5 %, la fréquence ou le contenu doivent être révisés immédiatement.
Signal 1 – Taux d’opt-out en hausse. Regardez le nombre de clients qui désactivent les notifications dans les 48 heures suivant chaque push. Si ce chiffre augmente d’un envoi à l’autre, la fréquence est trop élevée ou le contenu perd en pertinence. Norme saine : moins de 2 % d’opt-outs par envoi. Alarme : plus de 5 %.
Signal 2 – Taux d’ouverture en baisse progressive. Si votre premier push du mois ouvre à 18 % mais le deuxième n’ouvre plus qu’à 9 %, les clients commencent à ignorer vos messages avant même de les lire. C’est le signe d’une fatigue par la fréquence ou par la répétition du même type de message.
Signal 3 – Pas d’uplift de visite malgré les push. Si vos push ne génèrent aucune augmentation visible de visites dans les 7 jours suivants, soit la fréquence est trop élevée (les clients ont « déconnecté » du canal), soit le contenu ne crée pas d’intention de visite. Réduire la fréquence et améliorer le message en même temps.
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Questions fréquentes
Combien de notifications push puis-je envoyer par mois sans irriter mes clients ?
La zone optimale est 2 à 4 push marketing manuels par mois pour la majorité des commerces de proximité. Les commerces à forte fréquence d’achat (boulangerie, café, épicerie) peuvent aller jusqu’à 4 sans risque. Les commerces à faible fréquence (coiffeur, restaurant occasion spéciale, institut) doivent se limiter à 1 à 2 push/mois. Au-delà de 6 push marketing/mois, le taux de désactivation augmente de 48 % selon CleverTap 2023.
Les push automatiques (tampons, rappels) comptent-ils dans la fréquence ?
Non. Les push transactionnels automatiques (validation de tampon, rappel de visite, push de récompense, push géolocalisé) ne sont pas des push marketing au sens strict. Ils sont déclenchés par une action du client ou un contexte géographique, pas par une décision manuelle du commerçant. Ces push sont généralement bien perçus car ils sont pertinents et contextuels. Seuls les push marketing manuels (envois à la base ou à un segment) sont soumis à la cadence de 2 à 4/mois.
Puis-je envoyer plus de push pendant les fêtes de Noël ?
Oui, une augmentation temporaire est tolérée et efficace. Pendant décembre, vous pouvez envoyer jusqu’à 4 push marketing supplémentaires (1 par semaine avec un thème Noël différent à chaque fois). La règle à respecter : espacer d’au moins 72 heures entre chaque push, et s’assurer que chaque message propose une offre concrète et différente. Une concentration de push sur quelques jours, même en décembre, risque de provoquer des opt-outs.
Que se passe-t-il si un client désactive les notifications de ma carte ?
Le client ne reçoit plus aucune notification push de votre commerce, pour tous les types de push (marketing, transactionnel, géolocalisé). Cette désactivation est permanente du côté du commerçant : vous ne pouvez pas la réactiver. Seul le client peut réactiver les notifications depuis ses réglages OS ou wallet. La prévention est la seule stratégie efficace : respecter la fréquence, proposer des messages à valeur ajoutée réelle, et ne jamais envoyer de push sans offre concrète.
Comment savoir si j’envoie trop de push ?
Trois indicateurs dans Revient vous le signalent : le taux d’opt-out post-envoi (norme saine : moins de 2 % dans les 48h), le taux d’ouverture en baisse progressive d’un push à l’autre (signe de fatigue), et l’absence d’uplift de visites après les envois. Si deux de ces trois signaux sont au rouge en même temps, réduisez immédiatement la fréquence d’un push par mois et analysez le contenu des messages les moins performants.
Quel est le meilleur jour et la meilleure heure pour envoyer un push ?
Pour le commerce local français, les créneaux optimaux sont le mardi au jeudi entre 11h30 et 12h00 (décision du déjeuner) et entre 17h00 et 18h30 (décision pour la soirée ou le lendemain). Le lundi est associé à la charge mentale de la semaine. Le vendredi, les plans de soirée sont souvent déjà établis. Les envois entre 22h et 8h sont à proscrire absolument : ils augmentent fortement le taux d’opt-out immédiat.
La CNIL peut-elle sanctionner un commerçant pour abus de notifications push ?
La CNIL ne fixe pas de nombre maximum légal de push par mois. Le risque de sanction porte principalement sur l’absence d’opt-in documenté (envoyer des push sans consentement préalable) ou le non-respect du droit de retrait. Cependant, la CNIL rappelle le principe de minimisation : n’envoyer que ce qui est « utile et attendu ». Un commerçant qui envoie des push massifs à des clients qui n’ont pas consenti explicitement ou qui n’ont pas de carte wallet Revient active s’expose à des sanctions. Le canal push Revient est par construction conforme : le consentement est lié à l’installation de la carte.
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